Le phénomène de société Facebook est aujourd’hui devenu une évidence. La question qui se pose maintenant est de savoir si Facebook va pouvoir rentabiliser son audience et trouver un modèle publicitaire.
Le phénomène de société Facebook est aujourd’hui devenu une évidence. La question qui se pose maintenant est de savoir si Facebook va pouvoir rentabiliser son audience et trouver un modèle publicitaire.
Rédigé à 12:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
|
||||
Rédigé à 21:27 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
"The network is the computer"
Cette phrase attribuée à John Gage, ancien ingénieur de Sun Microsystems, n'a jamais été autant d'actualité. L'idée est simple et complexe à la fois : l'Internet, ce réseau de serveurs indépendants interconnectés entre eux, est en train de devenir une entité informatique en soi, un véritable ordinateur planétaire. Au début l'Internet n'était que simples communications e-mail et pages webs statiques. Puis sont apparus de véritables "applicatifs". Citons par exemple hotmail, qui dès 1996, propose un véritable service d'e-mail hébergé, et va alors beaucoup plus loin que la simple page html avec ses liens hypertextes.
Aujourd'hui, le principal ambassadeur de cette philosophie est sûrement Eric Schmidt, CEO de Google, lui aussi un ancien employé de Sun Microsystems. Il est même pensable de dire qu'il a été recruté avec comme principale mission de transformer Google d'une entreprise reine dans le domaine de la recherche, en une entreprise d'applicatifs, ou de "software as a service" pour concurrencer Microsoft. On se souvient d'ailleurs de l'anecdote qui veut que Steve Ballmer, Ceo de Microsoft, ait lancé sa chaise à travers la fenêtre de son bureau lorsque l'un de ses ingénieurs clé lui apprenait, en 2005, qu'il quittait l'entreprise pour aller travailler chez Google. Tout l'enjeu était déjà là, la future concurrence Google-Microsoft non plus seulement sur le domaine de la recherche, mais sur celui des applicatifs.
Encore peu connue en France, Google propose déjà sa suite Google Docs, intégrée dans une véritable solution pour les PMEs, avec un équivalent de word, excel ou powerpoint. Les avantages sont nombreux : c'est gratuit, accessible depuis n'importe quel ordinateur connecté, on peut partager facilement ses documents avec d'autres personnes de son groupe de travail, et le tout réside sur les serveurs de Google, beaucoup mieux protégés aux virus et à la tasse de café qui se renverse que notre propre ordinateur. Le principal frein est culturel : s'habituer à un nouvel environnement, une nouvelle façon de travailler, et surtout devoir être connecté en permanence. Même si nous sommes maintenant connectés à Internet 95% du temps ou plus, les 5% restant font que la transition est encore difficile à imaginer. Cependant, les solutions techniques arrivent, un concurrent de Google Docs, Zoho, une start-up indienne propose ainsi de passer en mode offline, et de continuer à utiliser ses applicatifs via son navigateur. Le "software as a service" ou ASP (Application Software Provider) est indéniablement une tendance de fond. Même Microsoft doit s'adapter et propose le service Office Live Workspace, un embryon qui aujourd'hui permet uniquement le partage de documents. Adobe propose lui aussi son logiciel star, Photoshop, en version réduite via le web.
Observons comment nous utilisons aujourd'hui l'informatique à titre personnel. Je me souviens encore, il y a quelques années, que chaque ordinateur rivalisait de megahertz, de ram et gigaoctets. Aujourd'hui, je dois avouer que je suis incapable de vous parler des "mensurations" de mon ordinateur. C'est d'ailleurs peut-être pour cela que d'autres critères, tels le design ou l'ergonomie sont de plus en plus importants et permettent à Apple de gagner des parts de marché. De plus en plus, notre ordinateur devient un puissant terminal d'accès au web. L'utilisateur moyen passe la majorité de son temps sur son email, messenger, facebook et autre myspace, google et le web de façon générale. Écouter de la musique ? pourquoi se limiter à un nombre fini de musiques sur son disque lorsqu'on peut accéder à une bibliothèque virtuelle telle que Deezer. Conserver des photos ? J'ai plus d'espace et elles sont plus sûres sur facebook, picasa ou flickr...et en plus je les partage (l'être humain est un animal social disait Rousseau, le partage de ses expériences est clé). Voir des films ? pourquoi me limiter à ma bibliothèque personnelle de dvds si je peux, de plus en plus, avoir un accès en streaming à des serveurs de stockage (encore souvent illégaux, même si on saluer le succès américain de hulu qui diffuse gratuitement films et séries de NBC).
Il est plus important aujourd'hui d'avoir une bonne connexion internet, qu'un processeur puissant. L'enjeu est sur la bande passante de nos FAI, jusqu'au 100megas/seconde de la fibre optique, pour accéder plus rapidement à un réseau d'ordinateurs qui seront de toutes façons plus performants que nos propres ordinateurs.
Le débat est maintenant de savoir à quoi ressemblera notre futur "bureau virtuel". Peut-être utiliserons nous encore pendant longtemps Windows ou Mac os comme point de lancement de nos applicatifs, mais ce pourrait bien être de plus en plus notre navigateur, IE, Firefox ou le nouveau né Chrome de Google ? Et dans ce navigateur, aurons-nous justement ce concept de bureau virtuel tel que Google le présente avec Google Docs ? En tout cas, le jeune Facebook, pourrait bien se révéler être un concurrent sérieux pour Google et Microsoft. En Octobre, les Internautes du monde ont passé, selon Comscore, 33,9 milliards de minutes sur Facebook, à comparer à 41,6 milliards sur Google. Et même si la dimension applicative est moins présente sur Facebook qu'il y a un an, son nouveau design positionne le réseau social de plus en plus comme un bureau virtuel : observez le chat en bas à droite, ou les applications favorites à gauche. Je ne sais pas vous, mais personnellement je laisse mon Facebook connecté en permanence. Ouvrirons-nous demain notre application d'email ou nos documents excel ou word via facebook ? Pourquoi pas, si finalement les documents s'utilisent de plus en plus de façon collaborative, l'intégration avec un réseau social ne serait pas absurde. Ou alors, le web sera justement le fossoyeur du concept même de desktop.
Oui, à fin 2008 "The network is the computer". Gageons qu'en 2009 de nouveaux développements vont encore accélérer l'histoire de faire l'informatique en ce sens.
PS : En attendant, j'ai écrit cet article sur Google Docs qui est un bon produit. Le seul conseil que je pourrais d'ores et déjà donner est de prévoir un plug-in qui permettrait d'ouvrir ses fichiers du disque dur en double-cliquant dessus, et ainsi associer ses .doc, .xls, ou .ppt aux équivalents Google.
Rédigé à 17:31 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Une chose plus que toutes autres a permis à Barack Obama de devenir le prochain président des Etats-Unis : My.BarackObama.com.
Revenons sur les faits : plus d’un million de donateurs qui ont donné via Internet près de 500 millions de dollars, la plupart en donnant de très petites sommes. Loin d’être favori il y a encore quelques mois, et donc en position de faiblesse pour recueillir des dons importants de grandes entreprises ou autres groupements, Obama et son équipe ont travaillé sur un effet de « Long Tail » : au lieu de recevoir 1 million de dollars de Exxon, General Motors ou d’un riche héritier texan, allons chercher 10 000 fois 100 dollars. Au final, la même somme d’argent est recueillie mais le second mode de collecte a 3 avantages principaux sur le premier :
1 – Ne rien devoir à personne, c’est-à-dire à aucun lobby
2 – Il est plus facile de demander à 10 000 donateurs de remettre de leur poche 10 dollars, que de demander à un seul donateur d’en remettre 100 000, ce que Obama a pu faire à des moments clés de sa campagne en envoyant de simples e-mails à sa base de contributeurs.
3 - 10 000 donateurs, ce sont autant de gens qui ont misé sur leur candidat, tels des petits porteurs ou des fans d’un artiste et qui sont une armée sans pareil pour en parler autour d’eux, offline et online.
Pour réussir cette stratégie de « Long Tail », Obama a compris qu’il devait organiser sa campagne autour de l’Internet. Mais l’Internet de 2008 n’est plus celui de 2004. L’Internet est devenu beaucoup plus complexe et riche que de simples sites ou blogs. Un phénomène de société est passé par là : celui des réseaux sociaux tels que Facebook ou Myspace. C’est pour cela que Obama a choisi de s’entourer de l’un des experts du domaine : Chris Hughes, 24 ans seulement, mais co-fondateur de Facebook.
Mr Hughes a quitté son poste chez Facebook et ses stock-options début 2007 pour construire plus qu’un site de candidat à la présidentielle : un véritable réseau social des donateurs et fans d’Obama. My.BarackObama.com est très proche dans son ergonomie et son utilisation de Facebook : un « profile » pour se présenter, un « blog » pour publier ses réflexions et photos de campagne, des « events » pour se retrouver avec d’autres donateurs, des « groups » pour se retrouver par affinité…mais aussi la possibilité de créer ma propre page pour recevoir des donations pour Obama, ou encore une checklist avec une note « d’activité » sur 10 qui mesure mon implication dans la campagne avec des critères tels que le nombre d’appels téléphoniques réalisés ou le nombre de portes auxquelles je suis allé frappé ! Bien sûr My.BarackObama.com ou « MyBO » est aussi une application qui s’interconnecte à Facebook pour que toutes mes actions soient automatiquement diffusées à mes contacts.
La force d’un réseau social, c’est que la communication n’est plus simplement verticale, entre un site/candidat et ses internautes, mais devient horizontale entre internautes. Sur MyBO la communication est multilatérale, tout le monde peut communiquer avec tout le monde, pour simplement échanger des idées mais aussi pour monter des opérations pour lever des fonds ou aller convaincre des indécis.
Le résultat de cette machine de guerre technologique et sociale, c’est évidemment l’élection de Barack Obama, porté par ses « fans » via MyBO et Facebook, en particulier les millions de jeunes qui d’habitude fuyaient les urnes et qui cette année ont été plus que spectateurs de la politique, ils en ont été les acteurs. « Change comes from the bottom-up » répète souvent Obama.
Aujourd’hui obama.com est en train de laisser la place à change.gov, site officiel du « President elect » basé sur la même technologie que MyBO et qui permet chaque semaine de voir le prochain président s’exprimer via une vidéo Youtube, voir les photos Flickr de l’anniversaire de Joe Biden, ou encore de connaître en détail les membres de son équipe, son programme, et même d’envoyer ses idées pour l’avenir du pays.
Le 20 janvier 2009, change.gov évoluera pour devenir le site du Président des Etats-Unis. Il sera intéressant d’observer si en tant que président Obama fera évoluer le site officiel d’un canal vertical et autoritaire Président-Citoyens vers un réseau multilatéral entre les citoyens eux-mêmes afin de les mobiliser autour des bons sujets du moment.
En 2008, Internet a changé la façon de mener une campagne à une élection, en 2009 il changera peut-être la façon de gouverner.
Rédigé à 23:54 dans Web/Tech | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Sur un ton amusant et provocateur, le Time Magazine décrit dans cet excellent article "How we became the United States of France" comment les Etats-Unis sont en train de devenir "plus français que la France" !
Les nationalisations, non assumées, des Freddy Mac, Fanny Mae, AIG et peut-être pour bientôt de GM et Ford font des Etats-Unis, selon l'auteur, un pays plus socialiste que la France dans les premières années du Mitterrandisme.
Tout cela est présenté sur un ton ironique et moqueur, certes, mais ce constat n'en est pour autant pas moins vrai.
Sachant que cette stratégie vient d'une administration républicaine philosophiquement opposée à un état interventionniste, c'est dire la panique dans laquelle se trouve l'économie américaine pour accepter cette francisation !
Rédigé à 21:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dromadaire est aujourd'hui habillé aux couleurs de Julien Clerc, qui lance ce lundi 15 son nouvel album "où s'en vont les avions ?".
Notre équipe créative s'est par ailleurs appuyé sur l'un des extraits de l'album pour décliner 3 cartes d'anniversaire, signées Julien Clerc, qui seront très certainement parmi les plus envoyées dans les prochains jours.
Rédigé à 15:39 dans Dromadaire | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour la 2ème année, ooprint lance son concours cartes de voeux 2009, ouvert aux graphistes du monde entier.
Vous êtes graphiste ? le principe est simple :
- vous nous envoyez votre création avant le 20 octobre 2008
- si votre création est retenue, nous la mettons en ligne, signée de votre nom
- le 15 janvier, à l'issue de la période des "voeux" nous regardons quelle a été la carte de voeux la plus choisie par nos clients, le designer qui l'aura réalisé gagne 1000 euros
- pour ses qualités graphiques, le prix du jury doté de 500 euros sera déterminé para notre directeur de création, Lauris Olivier
- pour tous les finalistes, il y a des bons cadeaux ooprint, des blogs gratuits de notre partenaire Typepad et des T-shirts de nos amis de Spreadshirt.
Plus d'informations et une vidéo explicative sont disponibles à l'adresse ooprint.fr/concours ou pour les anglophones ooprint.com/competition.
Sinon, pour ceux qui veulent d'ores et déjà commander leur carte de voeux pour la fin d'année, vous pouvez consulter notre catalogue carte de voeux 2009.
Rédigé à 18:45 dans Ooprint | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Voici quelques profils que nous recherchons actuellement, alors si vous êtes intéressé(e) contactez-moi au 0149670505 ou blogvince (at) publiane.com, je vous donnerai tous les détails y compris rémunération. A bientôt !
- Chef de Publicité international Kisseo/Dromadaire : un poste très intéressant puisque c'est une personne qui aura comme responsabilité de coordonner les différents partenaires (principalement régies pubs.) de Kisseo en Europe (Allemagne, Espagne, Italie, UK) sur la rentabilisation de l'espace publicitaire. Nous travaillerons aussi ensemble à la mise en place de nouveaux partenariats avec de grands portails locaux.
- Un(e) développeur Web pour Dromadaire : tout est dans l'intitulé ! c'est un poste à responsabilité, ayant pour but de développer des fonctionnalités nouvelles sur dromadaire, 25ème site français en audience, donc une expérience web de haut niveau.
- Un(e) graphiste Web pour Dromadaire : vous souhaitez créer la nouvelle carte de voeux qui fera le tour du monde et sera envoyée des millions de fois ? ce poste est pour vous...attention notre directeur de création n'accepte pour son équipe que des graphistes très créatifs !
- Un(e) rédacteur web / webmaster éditorial pour Dromadaire : écrire est votre passion, et en plus vous êtes passioné(e) par le web, connaissez des outils tels que dreamweaver, ce poste est nouveau et avec des enjeux importants.
- Un(e) comptable : il faut bien que quelqu'un compte les sous, et paye nos salaires !
- Un graphiste/commercial pour ooprint : vous avez des compétences de graphistes/exé, vous maîtrisez les typos, le PDF, et en plus vous avez un bon contact commercial au téléphone. Vous serez l'interlocuteur de PMEs clients d'ooprint qui veulent mettre en ligne leur propre charte graphique sur le site.
Rédigé à 12:38 dans Dromadaire, Ooprint | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
J’étais il y a quelques jours à Düsseldorf pour un salon qui, comme les jeux olympiques ou la coupe du monde, se tient seulement tous les 4 ans : la DRUPA. C’est le rendez-vous mondial des professionnels de l’impression. En 2004 la DRUPA avait reçu près de 400 000 visiteurs du monde entier. Cette année elle devrait en recevoir encore plus, ce qui témoigne de l’excellente santé de cette industrie.
Ce qui est étonnant dans ce salon c’est d’abord sa taille, à la mesure évidemment des machines de cette industrie, mais aussi du nombre d’intervenants. Certains stands de constructeurs tels que Xerox, HP, Heidelberg ou Kodak para exemple peuvent avoir la taille d’un salon entier au palais des congrès porte maillot.
Mais l’aspect le plus surprenant par rapport à d’autres salons c’est son cosmopolitisme. Évidemment sont présents des visiteurs de tous les pays occidentaux, peut-être même en proportion plus importante pour les pays européens qui peuvent se rendre à Düsseldorf plus facilement. Cette année, ce qui m’a semblé le plus étonnant était de voir le nombre impressionnant de visiteurs venus d’Inde et de Chine (avec en particulier de nombreux exposants Chinois, fabricants de machines). Finalement, la Drupa est à l’image du monde et de l’économie globale actuelle, ces deux nouvelles super-puissances reprenant un rôle plus conforme à la taille de leur population.
Dans tous les pays du monde, il y a des imprimeurs et des consommateurs de papier imprimé. La consommation de papier est directement liée à la santé de l’économie d’un pays. Plus un pays est riche et développé, plus on y consommera de papier. Plus on est éduqué et qu’on a les moyens de s’informer, plus on consommera plus de livres et journaux. Plus l’économie est florissante, et plus le marketing produira de courriers de marketing direct, flyers dans la rue. Plus on a de biens et services plus on recevra aussi de courriers tels que relevés de comptes, factures ou feuille d’impôts. Les entreprises aussi utiliseront plus de papiers pour leur communication interne, pour la formation des employés, et évidemment plus de cartes de visite... L’inverse est aussi évidemment vrai.
Alors je me suis posé la question de la légitimité d’un indice de développement basé sur la quantité de papier consommé par habitant. Après quelques recherches je trouve sur un site, soit dit en passant extraordinaire (swivel.com), les statistiques qui corroborent cette proposition.
D’abord la consommation de papier par habitant (en kilos/an) .
Le graphique parle de lui-même, tous les pays les plus développés en tête, et tous les pays très pauvres, en particulier d’Afrique, en queue. C’est impressionnant de voir que dans la plupart des pays d’Afrique on consomme moins d’1 kilo/an et par personne, et même pour certains comme le Burundi, le Rwanda ou le Tchad moins de 100g/an c’est à dire le poids d’un seul magazine, et presque du journal gratuit qui vous aura été remis ce matin dans le métro parisien.
D’autre part il est intéressant d’observer l’augmentation de consommation de papier en fonction du temps. On pourra en particulier observer la croissance de consommation exponentielle pour un pays comme la Chine passant de x en 1961 à 3,87 à 33,62 kilos, avec un net bond ces dernières années puisqu’elle multiplie par 3 sa consommation de 1985 à aujourd’hui. Cette croissance est évidemment à l’image de la croissance de l’économie chinoise.
Enfin, je trouve précisément ce que je cherchais. Un graphique comparant consommation de papier et PNB/habitant. Les Etats-Unis et la Finlande sont à droite les plus gros consommateurs et se détachent largement. Le Luxembourg est une exception et consomme relativement peu de papier par rapport à son PNB/habitant (mais lequel PNB est surtout lié à des activités financières peu productrice de papier). Pour le reste, la corrélation est presque parfaite avec une courbe qui se dessine de façon presque linéaire.
Alors, économistes, je vous propose d’étudier de façon plus approfondie la question, car un indice papier pourrait être un indice de développement très précis pour comprendre une économie et son évolution, à l’image de l’indice Big Mac inventé il y a quelques années par The Economist pour comparer le coût de la vie dans les pays où Mc Donald’s est présent.
Rédigé à 23:20 dans monde, Ooprint | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Barack Obama sera le candidat du camp démocrate à l’élection présidentielle américaine.
Après une lutte acharnée contre une candidate de poids, Hillary Clinton, il est aujourd’hui donné potentiel vainqueur dans les sondages face à son adversaire républicain John Mc Cain. En vérité, c’est maintenant que le plus dur reste à faire pour le candidat démocrate.
Selon toutes vraisemblances, le camp républicain l’attaquera sur trois « défauts » majeurs qui peuvent faire peur à l’Américain moyen, et faire basculer l’opinion vers un candidat plus conservateur, voire plus rassurant.
Évidemment, Barack Obama est noir. Il va devoir chercher une majorité de votants dans un pays où l’année où il est né, en 1961, les mariages mixtes étaient encore interdits dans seize états. Certes, les Etats-Unis ont changé sur ce point, preuve en est sa candidature qui serait d’ailleurs encore difficilement imaginable dans beaucoup d’autres pays occidentaux, par exemple européens. Mais il reste encore beaucoup d’Américains à convaincre. Cependant, ce n’est pas sur ce point qu’il sera le plus attaqué.
Ce qui peut choquer le plus l’Américain moyen, c’est l’histoire familiale et religieuse de Obama. Son père, économiste Kenyan, est avant tout d’une famille musulmane. Peu d’Américains en prennent conscience aujourd’hui, mais le deuxième prénom de Barack est « Hussein », nom encore synonyme de danger, pour beaucoup d’Américains. Sa mère, américaine du Kansas, est athée, fait assez rare dans un pays où 70% de la population se rend à un service religieux chaque semaine. Divorcée lorsque Obama avait deux ans, elle s’est remariée à un indonésien musulman. Barack vécut une partie de son enfance en Indonésie, étudiant dans une école musulmane. Aujourd’hui, Obama s’est converti au christianisme (en vue d’une carrière politique diront certains), mais son parcours n’en reste pas pour le moins « original » pour l’Américain moyen. Sur Internet, les articles dénonçant son histoire familiale, et le décrivant comme l’ennemi musulman infiltré, commencent à fuser. Les Républicains, faisons leur confiance, sauront porter tout cela au grand jour.
Le troisième « défaut » de Obama est ce qu’il est socialement. Clairement, il n’est pas proche des couches populaires (c’est d’ailleurs Hillary Clinton qui a été plébiscité par ce segment de la population aux élections primaires). Il y a quelques semaines, s’exprimant devant un groupe d’électeurs démocrates du Middle West, il leur confiait sa préoccupation de l’inflation des prix des aliments, prenant comme exemple le prix de la roquette (« arugula ») chez Whole Food (supermarché bio que l’on ne trouve que dans les grandes villes), pas très convaincant… Sa femme gagne près de 300 000 dollars par an et tous deux sont issus des meilleures universités du pays (Princeton, Columbia, Harvard). Il faut aussi rappeler qu’il n’a que 37 ans. Là aussi, pour l’américain moyen, Obama est un personnage vraiment éloigné de leur quotidien. De là à le qualifier de « bobo » ou « yuppie » il n’y a qu’un pas.
Face à lui, Barack Obama aura un candidat âgé, conservateur, très rassurant pour la plupart des Américains. Il est moins à droite que Georges bush, moins religieux, et lui connaît les atrocités de la guerre puisqu’il a été fait prisonnier et torturé pendant des mois au Vietnam. D’ailleurs, Mc Cain a clairement indiqué qu’il fermerait la prison de Guantanamo, peut-être aujourd’hui le plus grand centre de torture au monde, source de honte pour beaucoup d’Américains et preuve que leur gouvernement actuel est allé trop loin dans la guerre, la privation des libertés, le non-respect des droits de l’homme.
Mc Cain c’est une sorte de force tranquille, un choix sans risque, mais aussi sûrement celui de l’immobilisme pour un pays fragilisé économiquement, de moins en moins respecté de par le monde, voire haï, et dont la position est « challengé » par les puissances montantes telles que la Chine.
Pour Obama, le combat sera donc très dur, et c’est ce qui rend intéressant cette élection. Plus que deux partis, deux hommes, ce sont deux façons de voir le monde qui s’opposent. D’un côté le candidat d’Exxon. De l’autre celui de Google (voir à ce sujet mon article « Obama chez Google »).
Si Obama arrive à surmonter ses « défauts », qui seront vraisemblablement placardés à la face de l’Amérique et du monde, cela rendra sa victoire encore plus forte. Le fait même de gagner cette élection américaine pour un noir, peu religieux, culturellement cosmopolite et prêt à discuter avec un président Iranien, montrera au monde qui sont les Américains d’aujourd’hui. Il pourrait faire oublier d’un trait les années Bush, si néfaste pour l’Amérique et pour le monde. C’est l’opportunité pour les Etats-Unis de redorer leur image, de redevenir un modèle de démocratie, une source d’influence, un ami pour tous les peuples et pays du monde…Ces Etats-Unis là, c’était le pays que je découvrais lorsque je m’y rendais pour la première fois en 1985.
Rédigé à 15:32 dans monde | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
